Poêle à pellets : Guide des prix et de choix complet

Les énergies fossiles n’étant pas inépuisables, l’alternative des énergies renouvelables est en plein essor. Le bois en est une, mais les anciens poêles à bois ont tendance à disparaitre à cause de leur forte émission en particules fines.

Les amoureux du feu de bois peuvent cependant s’équiper en conciliant écologie et performance avec la dernière génération des poêles à pellets. Voici comment choisir l’appareil adapté à votre logement.

Prix d’un poêle à pellets et de son installation

De nombreux critères entrent en ligne de compte afin d’estimer à combien va vous revenir l’installation d’un appareil de chauffage de ce type :

  • La chaudière en elle-même : le prix varie suivant la marque (renommée et fiabilité) le modèle (taille et rendement de chauffe), la connectivité ainsi que le design. Les tarifs s’échelonnent entre environ 1000 euros pour les modèles d’entrée de gamme à plus de 4000 euros pour les plus onéreuses.
  • La pose : système d’évacuation des fumées préexistant ou à créer, prix de la main d’œuvre.

Le prix total de l’installation d’un poêle à granulés de bois reste un véritable investissement pouvant dépasser les 7000 euros, d’où l’importance de choisir un poêle qui correspond vraiment à vos besoins et de faire jouer la concurrence en faisant établir plusieurs devis.

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Comment fonctionne un poêle à pellets ?

Un poêle à pellet ou poêle à granulés est tout simplement un poêle à bois ! Sauf qu’avec lui, plus de bûches à stocker ni à transporter.

Ici, le combustible se présente sous forme de petites granules nommées pellets (anglicisme signifiant pastille). Ils sont constitués des sciures et des copeaux compactés sous forme de granulés, sans additif ou colle.

Autrefois déchets de l’industrie du bois, ils deviennent alors une source d’énergie renouvelable. Ce poêle à bois nouvelle génération est quasiment autonome, parce qu’automatisé.

Le combustible est chargé dans un réservoir de stockage plus ou moins grand selon les modèles, puis acheminé dans la chambre de combustion avec un système de vis sans fin. La vitesse de rotation de cette vis permet de réguler la quantité de pellets qui alimentent le foyer donc de réguler ainsi la puissance de chauffe – un thermostat en quelque sorte.

De l’allumage qui s’effectue à l’aide d’une résistance électrique, à l’alimentation en combustible jusqu’à la ventilation, tout est régulé de façon automatique. Il suffit d’un branchement électrique adapté. Fini le poêle rustique, osez le poêle à pellets !

Une combustion nécessite de l’oxygène. Un ventilateur fournit la quantité d’air indispensable à une combustion optimale, améliorant le rendement du poêle et évitant surtout la production de monoxyde de carbone, gaz toxique formé lors de combustions incomplètes responsables de nombreux décès chaque année.

Toute combustion engendre des fumées qui doivent être acheminées vers l’extérieur par un conduit d’évacuation. La sortie des gaz de combustion en toiture est la plus répandue, mais la pose en façade (contre le mur) dite “pose en ventouse” est possible avec certaines catégories de poêles à granulés, les plus étanches. Il est primordial pour votre sécurité de vérifier auprès du fabricant que l’appareil est conforme à ce genre de pose.

A savoir : la pose en ventouse est interdite dans les constructions neuves et elle présente des risques de refoulement des fumées ainsi que la mise en sécurité du poêle lors de vents contraires empêchant l’évacuation des gaz de combustion.

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Comment choisir son poêle à pellets ?

Le marché des poêles à granulés, bien plus économiques que leurs homologues au gaz ou au fioul, est en plein essor. Faire le bon choix parmi tous les modèles peux s’avérer difficile. Pour vous aider, voici les éléments à étudier :

Choisir son mode de convection

À savoir avant toute chose, il n’existe pas un mais des poêles à pellets ! La différence entre ces chaudières à granulés bois réside dans la façon dont la chaleur est diffusée.

  • Par convection naturelle : L’air chaud est diffusé par les évents du poêle, sans aucune ventilation mécanique. La chaleur est le plus souvent accumulée par des pierres réfractaires puis diffusée lentement dans la pièce et sans aucun bruit. Ce type de chaudière à granulés de bois reste minoritaire sur le marché car leur efficacité à chauffer une grande surface est moindre. Cependant, le grand avantage de ce chauffage d’appoint est le silence dû à l’absence de ventilation.
  • Par convection forcée : Ce type d’appareil, plus onéreux que le précédent, possède un ventilateur qui pulse l’air chaud. Avec plusieurs niveaux de puissance, la soufflerie permet de réchauffer toute la pièce même en cas de grand froid, ou si l’appareil est dans un coin de la pièce. Cet appareil permet un gain de place considérable.
  • Convection par canalisations : Les poêles à granulés canalisables peuvent chauffer plusieurs pièces de votre logement, un peu comme un chauffage central. Ici, la chaudière est reliée à des canalisations qui permettent à l’air chaud pulsé de circuler dans les pièces que vous désirez chauffer. Ce type d’installation est à privilégier pour des constructions de logements neufs, où les canalisations sont posées lors de la construction.

Parmi ces modes de convection, il existe des poêles dit “étanches”, c’est à dire qu’ils vont prélever l’air nécessaire à la combustion à l’extérieur du logement. Ce système a deux avantages : sécuritaire, il empêche les émissions de fumées toxiques dans l’habitation – économique, il ne prélève pas d’air chaud à l’intérieur de la pièce mais de l’air froid de l’extérieur qui sera réchauffé par la chaleur des fumées d’évacuation. Installés le plus souvent au sous-sol, les poêles à pellets hydrauliques permettent de coupler chauffage central et/ou eau chaude.

Une puissance adaptée à votre logement

Pour éviter de fonctionner au ralenti, ce qui entraîne plus de résidus de combustion qui encrassent votre chaudière, d’où un entretien plus conséquent, celle-ci doit fonctionner à sa capacité optimale. Elle est définie par deux critères :

  • La puissance minimale : définie par la température minimale du logement. Lorsqu’elle est atteinte, l’appareil se met en sous-régime pour la maintenir.
  • La puissance maximale : elle doit être adaptée à la taille du logement à chauffer.

Pour un poêle adapté à votre logement, la règle du 100 watts pour 1 mètre carré de surface à chauffer est suffisante (60 W pour un logement très bien isolé) avec une puissance minimale inférieure à 3,5 kW.

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Le rendement énergétique

Le terme rendement énergétique ou rendement de chauffe d’un poêle est défini par le rapport en pourcentage entre l’énergie qui est produite lors de la combustion et l’énergie qui est consommée par le système (électrique et électronique par exemple.

Pour être sûr de ne pas vous tromper, choisissez un poêle à bois labellisé « Flamme Verte » . Ce label, crée par le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) en partenariat avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), certifie tous les appareils fonctionnant au bois qui répondent à une charte de qualité.

En effet, ce label garantit un appareil “écoresponsable”, c’est à dire économe en énergie, maîtrisant les rejets de particules fines et monoxyde de carbone, responsables de l’effet de serre.

Actuellement, le rendement énergétique se situe à 80 % et plus Mais, pour le conserver, il faut veiller à maintenir une bonne combustion. Pour cela, il faut utiliser des pellets de bonne qualité (bien secs), vérifier la bonne circulation de l’air dans le poêle et ne pas oublier de ramoner le conduit de cheminée deux fois par an. Ainsi seulement, vous profiterez pleinement des performances de votre poêle à granulés de bois.

L’autonomie

Elle est définie par la taille du réservoir à pellets. La plupart des modèles du marché ont une contenance allant de 15 à 40 kg. Selon les conditions d’utilisation cela équivaut à une autonomie moyenne de 3 à 5 jours.

Les pellets peuvent être achetés en vrac (livrés par un professionnel, il faut alors posséder un silo de stockage), mais sont le plus souvent conditionnés en sacs de 15 kg. Un poids non négligeable lorsqu’il s’agit de les soulever, alors soyez vigilants quand à la position de la trappe de chargement !

Les réglages

Même haut de gamme, un poêle mal réglé affichera de médiocres performances. Encrassement, mauvais rendement et surconsommation, voilà ce qui vous attend.

Si vous avez opté pour un poêle à réglage automatique, rien à faire. Sinon, consultez la brochure ou demandez à votre installateur de vos expliquer les modes de réglages pour optimiser les performances de votre chauffage bois.

Les points à vérifier sont :

  • Le débit d’air : correctement réglé, il peut faire diminuer de 10 % la consommation de pellets.
  • La température de consigne : fixer une température acceptable mais sans excès. Il faut savoir qu’un degré supplémentaire fait augmenter la consommation d’environ 7%
  • Le débit de granulés : le rythme de chargement est directement responsable de la température. Et, pour une combustion correcte, le débit de la ventilation doit être supérieure au débit de pellets.
  • Régler les plages horaires : un logement vide n’a pas besoin d’être chauffé. Pensez donc à programmer des plages horaires de fonctionnement uniquement lorsque c’est nécessaire.

Le confort

Ce mode de chauffage est le plus souvent installé dans la pièce de vie. Il se doit d’être silencieux. Ne négligez surtout pas cet aspect, au risque de le regretter à l’usage. Un cendrier facile à vider, un programmateur facile d’utilisation, un kit Wifi qui permet de piloter son chauffage à distance, sont des détails d’importance.

Ensuite, les différents design (acier, noir, couleur bois), la taille de la vitre pour profiter du spectacle du feu vont finir par faire pencher la balance sur un modèle plutôt qu’un autre.

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Les avantages du poêle à pellets

Les différents appareils que nous avons listés permettent de chauffer efficacement, si toutefois vous avez correctement cernés vos besoins.

Le prix du bois, plus bas que fioul et gaz est relativement stable, d’où des économies substantielles (jusqu’à 700 euros par an selon certains experts chauffagistes).

Écologique, économique et esthétique, le poêle à granulés de bois apporte à votre logement la chaleur indispensable, l’effet cocooning en plus avec son foyer apparent.